Toutesces tentatives ont Ă©tĂ© des Ă©checs avec par exemple un SuperphĂ©nix qui a sur sa durĂ©e de vie fonctionnĂ© un jour sur trois en moyenne avec un facteur de charge de 14 % Ă©tabli sur sa durĂ©e de vie , en fournissant un KWh le plus cher du monde 7700 GWh pour 9,1 milliards dâeuros. Câest ce que Michel gay appelle une technologie que la France a su dĂ©velopper il y a 30
LeRomanĂ©e-Conti Grand Cru est le vin le plus cher au monde et donc, naturellement, le vin de Bourgogne le plus cher et le vin rouge le plus cher du monde. Une bouteille de RomanĂ©e-Conti grand cru sâĂ©change en moyenne Ă un prix autour de 15 000 euros (soit 200 euros pour un centilitre). Toutefois, une bouteille de ce grand vin a pu ĂȘtre
Silurerecord du monde, Top 20 des plus gros silures du monde ! Le but est de prĂ©senter les vers significativement au-dessus de la tĂȘte du poisson pour quâil ne voit pas le plomb mais seulement la grappe qui lui est rĂ©digĂ©e. sur des postes peu marquĂ©s avec trĂšs peu ou pas du tout dâĂ©chos visibles, le clonck peut rentrer en jeu avec
Vay Tiá»n Nhanh. Il y a pĂ©ril en la demeure dans le monde de la musique. Dans un essai documentĂ© et structurĂ©, alarmant mais pas alarmiste », le vĂ©tĂ©ran journaliste Ă La Presse Alain Brunet dĂ©montre que lâĂ©conomie numĂ©rique est en train dâasphyxier les crĂ©ateurs et la crĂ©ation. Avec Internet, et la dĂ©matĂ©rialisation qui est venue avec, plusieurs acteurs culturels â et mĂ©diatiques â espĂ©raient un eldorado, un accĂšs facile et continu aux contenus. Mais lĂ oĂč plusieurs voyaient une diversification exponentielle des sources », il y a plutĂŽt eu une concentration dâentreprises initiatrices [des] technologies de rupture » qui ont fini par assĂ©cher les revenus des artisans, Ă©crit Alain Brunet dans La misĂšre des niches, Ă paraĂźtre le mardi 3 avril 2018. La nouvelle Ă©conomie dans la musique est une Ă©conomie de mĂ©gastars, mais le reste du monde crĂšve de faim », rĂ©sume au bout du fil le journaliste en entrevue au Devoir. Il y a donc, illustre Brunet, une espĂšce de 1 % » de musiciens qui peuvent vivre et fort bien de leur travail de crĂ©ation souvent sans grande audace. Citant la thĂ©orie de la Longue TraĂźne de Chris Anderson, le critique musical raconte donc que la culture est une immense bĂȘte en mutation, dont la queue a pris une ampleur disproportionnĂ©e par rapport Ă la tĂȘte et au tronc », qui seraient des productions de masse. Il y a dans lâindustrie musicale une quantitĂ© immense de petites niches, qui ne parviennent pas Ă sortir la tĂȘte de lâeau. Câest un pourcentage infinitĂ©simal de gens qui font de la crĂ©ation qui bĂ©nĂ©ficie de lâĂ©conomie de lâInternet », insiste Brunet au Devoir. Avec comme consĂ©quences une perte dâexpertise, une fatigue des musiciens, un amincissement de lâaudace, mĂȘme. On est dans une civilisation des contenus, mais les gens qui crĂ©ent ces contenus-lĂ sont dans une situation de trĂšs grande prĂ©caritĂ©, câest paradoxal. â Alain Brunet PosĂ© et inquiet La genĂšse de La misĂšre des niches date de lâenregistrement de lâĂ©mission de TĂ©lĂ©-QuĂ©bec La musique Ă tout prix, qui Ă©tait menĂ©e par Ariane Moffatt et Louis-Jean Cormier et pour laquelle Alain Brunet avait Ă©tĂ© questionnĂ©. Le musicien, auteur et employĂ© chez lâĂ©diteur XYZ Tristan Malavoy y Ă©tait recherchiste principal. Et il avait lu mes entrĂ©es de blogue oĂč je parlais de ces sujets-lĂ , et mâa demandĂ© pourquoi je ne ferais pas un livre avec ça. » Brunet a dit oui. Au final, lâessai fouillĂ© Ă la maniĂšre dâun travailleur de lâinformation est bien organisĂ©, chaque chapitre Ă©clairant sa part du problĂšme tout en Ă©tant interconnectĂ© aux autres sections. Alain Brunet y reste posĂ©, mĂȘme si on sent son inquiĂ©tude. Je suis posĂ© parce que je ne suis pas un militant, je suis quand mĂȘme un journaliste. Ce nâest pas un manifeste. Mais oui, câest assez orientĂ©, sauf que je trouve que je dĂ©peins une situation assez alarmante. Et je nâai pas du tout lâimpression dâĂȘtre alarmiste. » Alain Brunet, Ă La Presse depuis 1984, assure ne pas jouer les nostalgiques, mĂȘme sâil est un peu forcĂ© de constater que les anciens modĂšles, bien que forts imparfaits, Ă©taient plus justes pour les crĂ©ateurs. CâĂ©tait pas le PĂ©rou, câĂ©tait pas extraordinaire, mais câĂ©tait quand mĂȘme mieux. En ce moment, câest pire que pire, alors quâon est censĂ© ĂȘtre dans une pĂ©riode de croissance gĂ©nĂ©ralisĂ©e en Occident. On est dans une civilisation des contenus, mais les gens qui crĂ©ent ces contenus-lĂ sont dans une situation de trĂšs grande prĂ©caritĂ©, câest paradoxal. » Est-ce que le blĂąme revient au consommateur de musique, qui peut, sans verser de sous, avoir accĂšs Ă la musique de milliers, de millions dâartistes ? Lâauteur estime que les consommateurs vont ĂȘtre obligĂ©s de faire leur examen de conscience, mais ajoute que dâessayer de les convaincre de payer les contenus est un faux dĂ©bat ». Il sâagit de crĂ©er une Ă©conomie qui est viable, qui ne tue pas lâĂ©cosystĂšme de la crĂ©ation. » Vaste programme. Mais Brunet y croit. Dans La misĂšre des niches, il affirme que seule une mobilisation historique avec des revendications communes pourra faire bouger les gouvernements, modifier les traitĂ©s internationaux sur la propriĂ©tĂ© intellectuelle, contraindre les monopoles Ă un partage Ă©quitable de leurs profits hallucinants ». Ă ses yeux, donc, le QuĂ©bec ou le Canada seuls ne pourront rien changer Ă lâassĂšchement des revenus de leurs crĂ©ateurs, insiste-t-il. Il faut que ça se rĂšgle dans au moins sept gros marchĂ©s internationaux, et les Ătats-Unis seront sĂ»rement les derniers, quoiquâil y a quand mĂȘme beaucoup dâAmĂ©ricains qui souffrent de ça. » LĂ©gĂšrement usĂ© ou dĂ©primĂ©, le vĂ©tĂ©ran critique ? Pas du tout, dit-il. Tu sais quoi, ça me botte le derriĂšre cette affaire-lĂ . Je trouve quâil y a une fenĂȘtre historique qui sâouvre en ce moment, on retourne dans une grande pĂ©riode de contestation. Tous les gens qui crĂ©ent des contenus de qualitĂ© vont devoir se lever et dire que ça va faire, que ça ne marche plus. » ALAIN BRUNET SUR⊠Les niches. Ce quâon nommait jadis âculture gĂ©nĂ©raleâ est un souvenir de plus en plus lointain. Lâimaginaire culturel se trouve archi-fragmentĂ©, lâhumain de lâunivers numĂ©rique sâisole dans lâune ou lâautre de ces micro-tendances. » Les inĂ©galitĂ©s. LâĂ©cart entre une infime minoritĂ© dâartistes immensĂ©ment riches et le reste de la planĂšte musicale nâa jamais Ă©tĂ© aussi prononcĂ© quâil lâest aujourdâhui [âŠ] Ă lâĂ©vidence, lâindustrie de la musique nâarrive plus aujourdâhui Ă traiter Ă©quitablement ses crĂ©ateurs, ses interprĂštes et leurs Ă©quipes. » Les mĂ©dias. Ce dĂ©clin simultanĂ© de la valeur marchande de la musique enregistrĂ©e et de la presse Ă©crite nâa strictement rien Ă voir avec une baisse dâaffluence, mais bien avec la gratuitĂ© ou la quasi-gratuitĂ© imposĂ©e par le nouvel ordre virtuel. Les gens consomment plus de contenus audiovisuels et lisent plus que jamais pendant que ces valeurs sâĂ©croulent et que leurs crĂ©ateurs voient leur profession menacĂ©e. » Le devoir
Il faut avouer que la comparution » sur TF1 Ă laquelle le ministre de la Culture, F. Mitterrand, a dĂ» se rĂ©signer, jeudi 8 octobre 2009, nâĂ©tait pas simple. Elle Ă©tait dâabord des plus humiliantes. Il lui fallait rĂ©pondre dâaccusations honteuses de tourisme sexuel en ThaĂŻlande, voire, selon certains accusateurs, de pĂ©dophilie, dĂ©duites dâun chapitre de son livre, paru en 2005, intitulĂ© La mauvaise vie », paru chez Laffont. Il est vrai que les pages incriminĂ©es quâon a pu lire dans Le de jeudi 8 octobre, pouvaient prĂȘter Ă confusion. Aussi est-il dâautant plus intĂ©ressant dâobserver les procĂ©dĂ©s dâexpression ou les leurres que lâauteur a mobilisĂ©s pour tenter de se sortir de cette mauvaise passe. 1- La promotion artistique de son livre Il sâest dâabord attachĂ© Ă promouvoir son livre tant par son genre que par sa qualitĂ©, en espĂ©rant que son excellence artistique lui vaudrait lâindulgence. 1- Le genre du livre Puisque câĂ©tait le genre qui crĂ©ait le malaise, on aurait attendu que lâauteur le clarifiĂąt. Il ne lâa pas fait et on le comprend. Il ne fallait pas livrer Ă lâadversaire lâaveu dâune autobiographie quâa tentĂ© dâentrĂ©e de lui arracher la prĂ©sentatrice cela revenait Ă donner la seule piĂšce Ă conviction attendue. Mais prĂ©tendre quâil ne sâagissait que de fiction, câĂ©tait sâexposer Ă lâincrĂ©dulitĂ© en raison de la prĂ©cision de certaines scĂšnes Il y a des descriptions qui sont rudes, » reconnaĂźt lâauteur avec raison. Il a donc continuĂ© Ă cultiver lâambiguĂŻtĂ© volontaire qui existe depuis la parution du livre. Est-ce une fiction ou une autobiographie ? Sur la couverture, dit-il, il nây a rien de marquĂ©. Ce nâest ni un roman ni des mĂ©moires.. Jâai prĂ©fĂ©rĂ© laisser les choses dans le vague. » La part autobiographique nâest pas niĂ©e pour autant Câest un rĂ©cit, admet-il, mais jâai prĂ©fĂ©rĂ© ne pas mettre un rĂ©cit parce que pour moi câest un tract, câest-Ă -dire que câest une maniĂšre de raconter une vie qui ressemble effectivement beaucoup Ă la mienne, mais qui ressemble aussi Ă la vie de beaucoup dâautres gens ». Ce nâest pas un rĂ©cit totalement autobiographique, dit-il encore, vous lâavez bien notĂ©, il nây a rien marquĂ© dessus ». La mĂȘme ambiguĂŻtĂ© subsiste, du reste, par lâemploi rĂ©pĂ©tĂ© du mot garçon » et non de celui dâ homme » Oui, jâai eu des relations avec des garçons, reconnaĂźt-il, on le sait, je ne le cache pas ». Peut-ĂȘtre, dans ce milieu particulier, le mot garçon » a-t-il le mĂȘme sens que celui de fille » pour parler dâune prostituĂ©e sans pour autant faire rĂ©fĂ©rence Ă un mineur. Un non-initiĂ©, on lâadmettra, peut se mĂ©prendre. Pour contourner la difficultĂ©, il avait pourtant Ă sa disposition la thĂ©orie formaliste dâanalyse littĂ©raire en vogue dont lâĂcole abrutit ses Ă©lĂšves et France Culture, ses auditeurs. Il y fait rĂ©fĂ©rence par une brĂšve allusion, en corrigeant la prĂ©sentatrice qui Ă©voque ses expĂ©riences prĂ©sumĂ©es de tourisme sexuel » 1 Oui, expĂ©riences du narrateur ! » rectifie-t-il aussitĂŽt sans expliquer davantage cette subtilitĂ©, sans doute jugĂ©e byzantine et incomprĂ©hensible pour le public de TF1. Peut-ĂȘtre a-t-il pensĂ© avec raison quâon risquait de lui rire au nez sâil sâĂ©tait engagĂ© sur cette voie et avait expliquĂ© ce quâil voulait dire. La thĂ©orie formaliste Ă la mode enseigne, en effet, quâil faut distinguer lâauteur », ĂȘtre social de chair et dâos qui Ă©crit, et le narrateur », une sorte de fantĂŽme rĂ©putĂ© assumer la charge du rĂ©cit ». Car, paraĂźt-il, on ne saurait attribuer Ă lâauteur les faits et gestes de ses personnages. Le malheur est que Flaubert qui sây connaĂźt en roman, a clairement prĂ©venu que Mme Bovary, câĂ©tait lui ! », et quâ en cas de diffamation, les juges ont montrĂ© que ce dĂ©doublement imaginaire Ă©tait nul et non avenu en condamnant chaque fois non pas le narrateur, cet ectoplasme qui nâexiste pas, mais lâauteur qui lui existe bel et bien et ne peut fuir ses responsabilitĂ©s. Seulement, Ă vouloir souligner la part de fiction de son livre, M. Mitterrand sâexposait Ă la contradiction en signalant la raison pour laquelle le Premier Ministre lâaurait beaucoup apprĂ©ciĂ© Il avait Ă©tĂ© frappĂ©, a-t-il tenu Ă rĂ©vĂ©ler, par le ton de sincĂ©ritĂ© et peut-ĂȘtre mĂȘme je dirais, par le courage dont le livre faisait part sic ». De telles qualitĂ©s mĂ©ritent-elles dâĂȘtre saluĂ©es si le livre nâest pas le rĂ©cit dâune expĂ©rience personnelle ? 2- La qualitĂ© artistique du livre SimultanĂ©ment, on le voit, M. Mitterrand a insistĂ© sur la qualitĂ© de son livre, pensant que son excellence artistique reconnue lui vaudrait excuse, sinon absolution. Il use Ă cette fin de trois leurres. a- Lâun est le sophisme fondĂ© sur un amalgame. Il a repris la formule attribuĂ©e Ă Henri Jeanson On ne fait pas de bonne littĂ©rature avec de bons sentiments », mais pour insinuer un raisonnement a contrario selon lequel de mauvais sentiments feraient nĂ©cessairement de la bonne littĂ©rature. Il souligne ainsi que son livre sâappelle la mauvaise vie, quâ il raconte le parcours dâune existence difficile et que dans cette existence difficile, cette mauvaise vie, il y a aussi des mauvais lieux. » Or, la relation inverse est-elle automatique ? Suffit-il dâĂ©taler de mauvais sentiments pour faire de la bonne littĂ©rature ? Nâest pas Baudelaire qui veut ! Il nây a pas que des fleurs Ă pousser sur le Mal ! b- M. Mitterrand recourt ensuite au leurre de lâargument dâautoritĂ©. On lâa dĂ©jĂ perçu dans lâopinion favorable du Premier Ministre quâil a tenu Ă rapporter. Cette fois, il souligne quâ Ă sa sortie son livre a Ă©tĂ© bien accueilli par la critique ». Or, on sait ce que vaut la critique du milieu littĂ©raire parisien depuis la charge de Romain Gary dans Vie et mort dâĂmile Ajar » Gallimard, 1981 il nây voit que coteries, cliques Ă claques, copinages, renvois dâascenseurs, dettes remboursĂ©es ou comptes rĂ©glĂ©s. » Et la maniĂšre dont il lâa roulĂ©e avec La vie devant soi », un roman publiĂ© en 1975 sous le pseudonyme dâĂmile Ajar, et qui lui a valu un second Prix Goncourt - ce qui rĂ©glementairement nâest pas possible - lui donne quelque crĂ©dit. c- Enfin, il ne manque pas de faire jouer le leurre de la pression du groupe en rappelant le succĂšs du livre que beaucoup de gens » ont achetĂ©. Malheureusement, lâopinion du groupe nâest pas un critĂšre infaillible dâexcellence le groupe sâest tant de fois trompĂ© Ă travers lâHistoire ! 2- La pose de la victime Tout en faisant cette promotion incertaine de son livre, M. Mitterrand a pris peu Ă peu la pose de la victime. On reconnaĂźt dans la maniĂšre le leurre dâappel humanitaire pour stimuler le rĂ©flexe de compassion et dâassistance Ă personne en danger. Il faut le reconnaĂźtre, il manie ce leurre avec doigtĂ© en lâassociant Ă plusieurs autres leurres. 1- Le premier est la prĂ©tĂ©rition qui permet dây toucher sans avoir lâair dây toucher, dâaffirmer une chose en prĂ©tendant quâon ne le fait pas pour Ă©garer lâauditeur. Ainsi se prĂ©sente-t-il en victime tout en le niant par deux fois Laurence Ferrari, se plaint-il, vous pouvez imaginer que les trois jours que je viens de passer nâont pas Ă©tĂ© des jours trĂšs trĂšs faciles. Je ne suis pas lĂ pour me plaindre. On mâavait dit que la politique Ă©tait quelque chose de dur, je le savais, je le constate. » Ou encore, confie-t-il Excusez-moi, je suis Ă©mu ! Câest normal ! Pendant ce temps, il regarde humblement ses mains caresser son pupitre, tĂȘte penchĂ©e Je pense Ă beaucoup dâautres choses en mĂȘme temps que je parle. - Ă quoi ? demande la prĂ©sentatrice. - Je pense Ă mon honneur, Ă ma famille, Ă mes enfants, Ă ma mĂšre. Je ne voudrais pas faire de plaidoyer pro domo comme ça. Je pense Ă tout cela, dit-il dâune voix chantante. ForcĂ©ment je suis Ă©mu, ce sont des choses qui sont importantes. » 2- Il peut ainsi insister de trois maniĂšres sur lâinjustice dont il se dit victime. a- Lâune est de faire ressortir la contradiction entre lâimage nĂ©gative quâon veut donner de lui et celle si positive, insinue-t-il, que les tĂ©lĂ©spectateurs auraient de lui par sa notoriĂ©tĂ© dâ homme de tĂ©lĂ©vision Beaucoup de Français me connaissent, observe-t-il, ils mâont vu Ă la tĂ©lĂ©vision ». Le verbe connaĂźtre » est ici une hyperbole audacieuse peut-on soutenir que lâon connaĂźt quelquâun pour lâavoir vu Ă la tĂ©lĂ©vision ? La preuve ? Quel tĂ©lĂ©spectateur aurait soupçonnĂ©, Ă ses cĂ©lĂ©brations de stars et de princesses dans ses Ă©missions, que M. Mitterrand avait pratiquĂ© le tourisme sexuel en ThaĂŻlande ? b- Une deuxiĂšme façon consiste Ă stimuler le rĂ©flexe de condamnation de lâhomophobie, en dĂ©nonçant chez ses dĂ©tracteurs lâamalgame entre homosexualitĂ© et pĂ©dophilie. Il commence piano par pĂ©riphrase et euphĂ©misme dans une posture de recueillement oĂč il contemple ses mains sur le pupitre la tĂȘte de cĂŽtĂ©, en soutenant que son livre raconte une vie qui ressemble effectivement beaucoup Ă la sienne, mais qui ressemble aussi Ă la vie de beaucoup dâautres gens qui ont vĂ©cu durant leur existence avec une certaine douleur, une certaine difficultĂ© Ă expliquer quâils Ă©taient diffĂ©rents. » Puis il y revient, cette fois avec une grande vĂ©hĂ©mence et la clartĂ© de la propriĂ©tĂ© des termes Oui, sâĂ©crie-t-il, jâai eu des relations avec des garçons, on le sait, je ne le cache pas, mais il ne faudrait pas confondre, il ne faudrait pas confondre - ou alors on serait revenu Ă lâĂąge de pierre - lâhomosexualitĂ© et la pĂ©dophilie et si vous lisez le livre bien clairement, je pense que câest tout Ă fait Ă©vident. » c- Une troisiĂšme maniĂšre de souligner lâinjustice qui le frappe est, pour obtenir leur indulgence, de stimuler chez ses auditeurs les rĂ©flexes propres au fond de culture chrĂ©tienne pouvant subsister en eux et qui valorise la pĂ©nitence et le non-jugement des autres. - Il se prĂ©sente comme le pĂ©cheur repenti ; il fait acte de contrition. AprĂšs nâavoir dâabord concĂ©dĂ© quâ une erreur », et non un crime » ni mĂȘme une faute », il admet avec le temps avoir fait une faute contre lâidĂ©e de la dignitĂ© humaine et il pense quâil faut se refuser absolument Ă ce genre dâĂ©changes. ». Il reconnaĂźt sâĂȘtre fait honte ». Mais câest pour cĂ©lĂ©brer sa victoire sur lui-mĂȘme et les forces du mal Ce qui est important, dit-il, câest la maniĂšre dont on surmonte ce genre de situation, dont on en sort. Le livre que jâai Ă©crit est celui de quelquâun qui sort, qui sublime un certains nombre de situations difficiles. » On connaĂźt la parole Ă©vangĂ©lique promettant plus de joie dans le ciel pour un pĂ©cheur qui fait pĂ©nitence que pour 99 justes qui nâont pas besoin de pĂ©nitence. - Il se rĂ©fĂšre ensuite Ă un second prĂ©cepte Ă©vangĂ©lique qui commande de ne pas juger autrui il reprend les mots mĂȘme de lâadmonestation du Christ aux accusateurs de la femme adultĂšre Que vienne me jeter la premiĂšre pierre, sâĂ©crie-t-il, celui qui nâa pas commis ce genre dâerreur. Parmi tous les gens qui nous regardent ce soir, quel est celui qui nâaurait pas commis ce genre dâerreur au moins une fois dans sa vie ? » M. Mitterrand a de ses auditeurs une bien singuliĂšre reprĂ©sentation pour leur prĂȘter Ă tous la mĂȘme fascination quâa exercĂ© sur lui le tourisme sexuel. Quel culot ! 3- Les rĂŽles de procureur et de prĂ©dicateur Le paradoxe est quâil en profite aussitĂŽt pour, dans un amalgame inattendu, opĂ©rer dans la distribution manichĂ©enne instaurĂ©e un soudain renversement des rĂŽles qui ne manque pas dâaudace dâaccusĂ© il devient accusateur puis prescripteur. 1- La retenue, lâindulgence, voire la mansuĂ©tude, quâ en victime, il vient dâexiger de ses accusateurs, nâest alors plus de mise quand il se met Ă son tour Ă les accuser. Sâil se refuse Ă dĂ©missionner, câest, fulmine-t-il, pour ne pas rajouter lâindignitĂ© Ă lâinjustice du traitement qui mâest fait par des gens dont je peux comprendre le ressentiment comme Marine Le Pen et par dâautres dont je ne peux absolument pas comprendre lâaveuglement et peut-ĂȘtre mĂȘme le dĂ©sir de rancune, de vengeance comme certains Ă©lus socialistes. Et toutes les personnes qui mâaccusent de ce genre de chose devraient avoir honte de faire une chose pareille. Et toutes les personnes qui font cela, ce sont des personnes qui font lâamalgame constamment qui est le premier stade de la calomnie et de lâinjustice. Câest tout ! » Sans doute a-t-il raison de dĂ©noncer lâamalgame entre homosexualitĂ© et pĂ©dophilie. Mais on ne voit pas oĂč il y en a un Ă propos du tourisme sexuel en ThaĂŻlande. 2- M. Mitterrand se permet mĂȘme de se prĂ©senter en prescripteur de morale son livre, soutient-il, est un livre moral ». Il use du leurre de la vaccine Ă cette fin. Comme le vaccin qui inocule des germes inactivĂ©s pour susciter des anticorps, le leurre de la vaccine consiste Ă reconnaĂźtre un peu de mal pour faire admettre ensuite un grand bien. M. Mitterrand admet avoir eu des relations avec des garçons ⊠il ne le cache pas. » Il pense mĂȘme, a-t-on vu plus haut, quâil a fait une faute contre lâidĂ©e de la dignitĂ© humaine ». Mais câest pour prĂ©tendre avoir dĂ©sormais quelque titre Ă grimper Ă la tribune ou en chaire pour distribuer des conseils autorisĂ©s Il faut, dĂ©clare-t-il, se refuser absolument Ă ce genre dâĂ©changes. » Je condamne absolument le tourisme sexuel qui est une honte. Je condamne la pĂ©dophilie Ă laquelle je nâai jamais participĂ© dâaucune maniĂšre. » Seulement, nâest-ce pas aller un peu vite en besogne ? Un repenti peut-il prĂ©tendre aussi vite jouer au procureur et au prĂ©dicateur sans prĂȘter Ă sourire ? Les leurres mobilisĂ©s montrent comme est fragile, voire peu convaincante, la dĂ©fense de M. Mitterrand qui, pour finir, ne se fonde que sur des allĂ©gations. Il demande Ă ĂȘtre cru sur paroles. Il est vrai que ses propres Ă©crits retournĂ©s contre lui le plaçaient dans une position inconfortable. Le principe fondamental de la relation dâinformation, en effet, selon lequel nul ĂȘtre sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire, a pour corollaire quâon ne croit volontiers que les aveux Ă charge quâune personne peut faire contre elle-mĂȘme. Quant Ă ses protestations vertueuses, on en doute. On doit, cependant, savoir grĂ© Ă M. Mitterrand de nâavoir pas agi comme son oncle François qui prĂ©tendait effrontĂ©ment, en 1993, Ă des journalistes belges qui lâinterrogeaient, ne mĂȘme pas savoir comment Ă©tait faite une Ă©coute tĂ©lĂ©phonique il nâen avait jamais vu ! La condamnation par la Cour de Cassation des responsables des Ă©coutes tĂ©lĂ©phoniques de lâĂlysĂ©e » a fait justice de ce mensonge Ă©hontĂ©, le 30 septembre 2008. Le neveu nâa pas, lui au moins, prĂ©tendu tout ignorer du tourisme sexuel en ThaĂŻlande. Il reste pour son avenir ministĂ©riel quâun ministre est un peu comme la femme de CĂ©sar, lequel justifiait son divorce par un simple soupçon dâinfidĂ©litĂ©, car, disait-il, elle ne devait pas mĂȘme ĂȘtre soupçonnĂ©e ! Paul Villach 1 expĂ©riences prĂ©sumĂ©es de tourisme sexuel », dit la prĂ©sentatrice ignorante un exemple de plus dâutilisation fautive de lâadjectif prĂ©sumĂ© » qui signifie considĂ©rĂ© comme avant tout examen » et porte atteinte Ă la prĂ©somption dâinnocence.
Reportage La mĂ©canique du Bladed Jig pour le brochet Le Bladed Jig, un leurre qui monte en puissance pour la pĂȘche des carnassiers français !AssociĂ© Ă un trailer, le Bladed Jig est un leurre bien plus subtil qu'il n'y paraĂźt ! Rapide retour historique Le Chatterbait trouve ses racines aux Etats-Unis dans le garage d'un pĂȘcheur et sera rendu trĂšs populaire sur le circuit pro Bass US, aprĂšs qu'il eut Ă©tĂ© Ă plusieurs reprises le leurre de la victoire. Le succĂšs du chatterbait fut tel que sa rĂ©putation grandie rapidement pour finir par ĂȘtre Ă©rigĂ© comme leurre incontournable pour les pĂȘcheurs de black-bass amĂ©ricains mais Ă©galement tout autour du Monde. Initialement commercialisĂ©s par la marque Rad Lures au dĂ©but des annĂ©es 2000, sa fabrication et sa commercialisation a trĂšs rapidement Ă©tĂ© reprise par la marque US Z-Man qui est de fait la seule ayant le droit d'attribuer le nom de Chatterbait Ă ce type de leurres on parle d'ailleurs de l'Original Chatterbait © Z-Man rebaptisĂ© Blade Jig ou Bladed Jig chez les autres. Tout ça est trĂšs bien, mais qu'est-ce qu'un Bladed Jig ? Un Jig Ă "lame" Comme son nom l'indique, un Bladed Jig est un leurre de type Rubber Jig auquel on a associĂ© une palette ou plutĂŽt une lame blade, compte tenu de l'action de cette derniĂšre. Effectivement, positionnĂ© en tĂȘte et Ă 45° environ en action de nage par rapport Ă la tĂȘte plombĂ©e, cette derniĂšre va venir en appui sur l'eau lors de la rĂ©cupĂ©ration et amorcer une puissante et trĂšs vibrante oscillation verticale de droite Ă gauche. On retrouve alors le type de frĂ©quence et de puissance vibratoire que l'on pourrait obtenir avec une Blade justement. Brochet d'hiver pris sur l'association d'un Crazy Crusher Illex avec un Dexter Eel 150 en trailer. Un leurre pour la majoritĂ© des carnassiers La taille de cette palette en tĂȘte va Ă©videmment conditionner la puissance des vibrations Ă©mises. Si Ă l'origine il a Ă©tĂ© conçu pour la pĂȘche du black-bass, et comme beaucoup de leurres amĂ©ricains et japonais, le Bladed Jig a trouvĂ© des applications partout dans le monde sur de nombreuses espĂšces de carnassiers. En France, nous pouvons citer le brochet, la perche et le silure sur lequel le Bladed Jig est particuliĂšrement productif, ce poisson Ă©tant de loin le carnassier le plus sensible aux vibrations puisqu'il est quasiment aveugle, il compense en dĂ©veloppant trĂšs fortement un autre sens. Aussi, des marques ont depuis des annĂ©es dĂ©jĂ conçu et dĂ©veloppĂ© des Bladed Jig pour cibler ces autres carnassiers. Je pĂȘche notamment avec le Crazy Crusher Illex qui fait son retour au catalogue en 2021 et qui a Ă©tĂ© spĂ©cialement dĂ©veloppĂ© pour le brochet, comme en tĂ©moigne sa trĂšs large palette, entre autres. Illex Crazy Crusher Ă gauche, Evergreen Jack Hammer au centre et Deps B-Custom Ă droite 3 profils de tĂȘte trĂšs diffĂ©rents. ©Thierry Lecouple Evergreen Jack Hammer Ă droite, Illex Crazy Crusher au centre et Deps B-Custom Ă droite. ©Thierry Lecouple Une multitude de Bladed Jigs A l'instar des autres familles de leurres, il n'existe pas un unique Bladed Jig. Chaque Bladed Jig aura ses propres caractĂ©ristiques rĂ©pondant Ă une utilisation prĂ©cise. La taille de la palette, celle de l'hameçon, la forme et le grammage de la tĂȘte plombĂ©e et les coloris sont autant de variables permettant de rendre chaque Bladed Jig spĂ©cifique. Par exemple, le profil plat de la tĂȘte du Jack Hammer d'Evergreen le prĂ©dispose au skipping sous les frondaisons Ă la maniĂšre d'un Rubber Jig je vous invite d'ailleurs Ă lire ou relire l'article dĂ©diĂ© au Jack Hammer disponible ICI, tandis que le Crazy Crusher Illex et le B-Custom Deps ont des profils de tĂȘte plus effilĂ©s, Ă la maniĂšre d'un Swim Jig, les prĂ©disposant davantage Ă une utilisation en pleine eau. Un Bladed Jig pour quelles utilisations ? ConsidĂ©rant la puissance des vibrations Ă©mises renforçant la prĂ©sence du Bladed Jig dans l'eau, il est un leurre tout trouvĂ© pour la prospection rapide en quĂȘte de poissons actifs et/ou pour tout simplement localiser les poissons. On le rangera donc dans sa boĂźte Ă Powerfishing aux cĂŽtĂ©s des crankbaits, lipless, spinnerbaits et tout autre leurre conçu pour cette approche. De plus, et pour les mĂȘmes raisons, il est un leurre redoutable lorsqu'il s'agit de dĂ©busquer des poissons bien calĂ©s au plus profond des obstacles et notamment des herbiers. La puissance des vibrations du Bladed Jig suscitera bien souvent des rĂ©actions agressives et des attaques rĂ©flexes de poissons jusque-lĂ en veille ». Un leurre de rĂ©action par excellence. Aussi, les conditions venteuses sont celles Ă privilĂ©gier pour l'emploi de ce leurre si agressif et cela pour deux raisons principales 1 le vent en fonction de son orientation est souvent un facteur dĂ©clencheur de l'activitĂ© alimentaire des poissons. Ils sont dans ces conditions moins vigilants et moins regardants 2 les vibrations puissantes sont, quant Ă elles, un facteur aidant les carnassiers Ă localiser leur proie de mĂ©tal. Gare aux touches Ă la violence proportionnelle au caractĂšre extrĂȘmement incitatif de ce leurre. La canne appropriĂ©e Ensemble spinning ou casting de puissance MH Ă H conviennent parfaitement pour l'usage de Bladed Jig. ©Thierry Lecouple Pour ce qui est du matĂ©riel et surtout de la canne, sa puissance va varier en fonction du poids de l'ensemble Bladed Jig + trailer mais disons que des cannes de puissance MH Ă H conviendront parfaitement. Il ne faut pas oublier que malgrĂ© la compacitĂ© de ce leurre, et donc de son poids peu Ă©levĂ©, ils fait des merveilles dans les zones encombrĂ©es, zones dans lesquelles un petit surplus de puissance est toujours le bienvenu. Le paramĂštre le plus important sera l'action de la canne qui devra conserver une bonne souplesse afin Ă la fois d'absorber une partie des vibrations Ă©mises par le Bladed Jig au cours de la rĂ©cupĂ©ration mais Ă©galement de permettre de jouer le rĂŽle d'amortisseur au moment de l'attaque du poisson, limitant alors les dĂ©crochĂ©s.
leurre le plus cher du monde